Portique n° 106 –  avril à juin 2017

  EDITORIAL

 Une fois passé, l’hiver fait place à l’espérance, qui se pare du nom chantant de PRINTEMPS. Elle gonfle nos poitrines d’un souffle d’avenir plein de promesses, un doux zéphyr qui accueille en son sein les bourgeons, les fleurs nouvelles, la tiédeur des nuages blancs, le renouveau de la nature entière !

Et nous, qu’avons-nous à offrir à cette Nature, à la Vie qui réapparaît après restée enfouie si longtemps dans le sol et dans l’ombre, cette vie de la Terre qui recommence, qui renaît dans l’amour encore et toujours ?

Les politiciens ont toujours la même réaction : votez pour moi, je vous promets tout, et la lune de surcroît ! Les industriels, les entrepreneurs vont s’efforcer, et c’est bien normal, d’augmenter leur chiffre d’affaires. Quant à celles et ceux dont les cœurs ont été illuminés par la grâce de l’écriture, qu’elle soit prose ou qu’elle soit poésie, ils sont bien conscients que les muses accompagnent chaque souffle de leur respiration… que dis-je : de leur inspiration, et qu’ils savent trouver les mots pour exprimer en notre nom ce que nos pensées et nos cœurs ressentent au tréfonds de nous-mêmes. Les écrivains, les poètes parlent en notre nom : nul autre titre de noblesse ne pourrait être plus enviable ni plus beau ! Alors, ne nous laissons pas assourdir par les sirènes tapageuses du monde matérialiste et vain ; accueillons avec joie, laissons s’exprimer en nous ce langage des oiseaux que savent parler les humanistes de tous les pays, les humanistes et les artistes de tous ces continents qui composent notre Terre, à la fois si grande et si petite !

 Chris BERNARD