PORTIQUE n° 96 – octobre à décembre 2014

L'EDITORIAL du président Chris BERNARD

 Il faut avancer avec précaution lorsqu'on traite de sujets sensibles, et le féminisme est l'un d'eux. Serons-nous donc plutôt machistes ou plutôt féministes, en cet éditorial ? Portique n'étant ni une revue philosophique, ni un manifeste social (je préférerais personnellement le terme de sociétal), nous n'allons pas nous lancer ici dans une longue explication de la différence entre égalité des sexes, droits de la femme, parité (elle est dorénavant obligatoire dans la présentation de listes électorales, par exemple) et féminisme. Simplement rappeler que si un petit orgue (antique, moderne, portatif, hydraulique ou non) est au masculin, les splendides et majestueuses grandes orgues sont au féminin. Que si un délice vous plaît tant (au masculin), les enivrantes délices de l'amour sont au féminin, en français. Et l'amour lui-même (au masculin), un si vaste - pour ne pas dire éternel - sujet d'inspiration pour les écrivains et les poètes, cède la place, au pluriel, à ces folles amours que la langue française a toujours déclinées au féminin.

Alors, s'il nous fallait adopter une devise, nous la formulerions vraisemblablement ainsi, en trois mots (à l'image de celle de la République française) résumant notre pensée : égalité, complémentarité, épanouissement.

Je ne sais pas si notre revue pratique une parité de fait (nulle recherche mathématique n'a jamais présidé à un quelconque équilibre entre les auteurs publiés), mais ce que je sais bien, c'est que les hommes et les femmes de toute sensibilité religieuse, philosophique, de toute race et de tout âge (faudrait-il y ajouter d'autres critères ? le poids, la longueur des moustaches, la forme du nez, des oreilles, des orteils, ou la couleur des cheveux, par exemple ?), tous les auteurs francophones y sont également accueillis, sans aucune discrimination et avec le même bonheur.

Et cela fait chez nous 96 numéros - autrement dit 24 ans - que cela dure !

 

Chris BERNARD